Né à Saint-Denis de la Réunion le 6 octobre 1888
Décédé à Saint-Morel le 5 octobre 1918
Admirable exemple de la devise d'HEC, « Apprendre à oser ».
- Un sportif accompli
Atteint très jeune par une pneumonie, les médecins l'encouragent à faire du sport où il va rapidement exceller. Il crée la première équipe scolaire de football du lycée de Nice qui gagne le championnat interscolaire. Il est champion de France de cyclisme interscolaire de vitesse en 1906. Il s'initie au tennis lors d'un séjour en Angleterre.
- Une formation ouverte sur le monde
Après son baccalauréat de philosophie et de langues au lycée Janson de Sailly, il est diplômé de la Chambre de commerce britannique et d'HEC, où il se liera d'amitié avec Emile Lesieur. Il a adhéré au Stade Français en 1906 avec son parrainage.
- Un aviateur hors pair
Apprenant à piloter seul, il obtient son brevet de pilote à l'Aéro-Club de France le 9 juillet 1909, deviendra rapidement un pilote reconnu dans les meetings et compétitions ainsi que dans les tournées de démonstration en France, en Angleterre, en Amérique, au Mexique, au Brésil ou encore à Cuba. Il fait les premières prises de vue aériennes de l'histoire de la photographie.
Il établit un record d'altitude en 1908. En juillet 1911, il remporte le Grand Prix de l'Aéro-Club de France, en prenant seul le départ du circuit d'Anjou, prouvant qu'on pouvait voler malgré de mauvaises conditions climatiques. En mai 1913, il reçoit le Prix de l'Académie des Sports.
Le 23 septembre 1913, il réussit la première traversée de la Méditerranée, de Saint-Raphaël à Bizerte en Tunisie, 730 km en 7 heures et 53 minutes.
- Un grand patriote
Engagé volontaire dès août 1914, il met au point un système de tir à la mitrailleuse à travers l'hélice. Il est fait prisonnier par les Allemands en avril 1915 et parvient à s'évader en février 1918. Il reçoit les insignes d'officier de la Légion d'honneur et refuse le poste de conseiller technique proposé par Georges Clémenceau, Ministre de la Guerre. Il réintègre en août 1918 l'escadrille des cigognes de Georges Guynemer. Il meurt en combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes.
- Un hommage à la gloire et à l'honneur de Roland Garros
Après la victoire des Mousquetaires en coupe Davis, Emile Lesieur (H.1908), président du Stade Français, exige que l'on donne le nom de son ami au stade de tennis parisien qu'il fallait construire pour accueillir les épreuves de la coupe Davis en 1928.
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