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Les étudiants de la Majeure Digital d’HEC Paris au Challenge Objets Connectés

16 fev 2016

Du brief client au pitch face au jury : retour sur les 2 semaines intensives du Challenge Objets Connectés  avec Thibaut Guérin, élève de la Majeure Digital

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L’internet des objets (ou IoT pour Internet of Things en anglais) est l'un des principaux piliers de l'internet de demain, et offre des possibilités d’applications illimitées.

Fidèle à sa pédagogie de Learning By Doing, la Majeure Digital propose à ses étudiants de concevoir des objets connectés répondant aux enjeux de 3 entreprises clientes.
Le groupe Air France a ainsi demandé d’imaginer une nouvelle offre de divertissement destinée aux passagers des vols long-courriers ; Leroy Merlin de repenser l’utilisation des terrasses et jardins ; et l’APHP (Assistance publique- Hôpitaux de Paris) d’améliorer les services de grandes urgences.

La centaine d’étudiants ayant pris part au challenge s’est répartie en 14 groupes projets, volontairement hétérogènes. Chaque groupe associant ainsi des étudiants issus d’HEC Paris, de 42, d’e-artsup, d’Ecoles de Paris Tech et de l’Ecole de Condé.

Thibaut Guérin, élève de la Majeure, revient sur les moments forts de ce challenge, et nous livre son retour d’expérience sur la spécialisation.   

Le projet ESCAPE

J’ai travaillé avec mon équipe sur une problématique soulevée par Air France: "comment révolutionner l’expérience Entertainment des passagers des vols long-courriers". En analysant ce qu’il se fait déjà dans les compagnies concurrentes et eu égard aux nombreuses contraintes de sécurité, nous avons développé ESCAPE : des lunettes de réalité virtuelle. Si le concept est déjà en cours de test dans les classes business, notre objectif est de démocratiser ce principe au plus grand nombre, en proposant une lunette flexible (en néoprène) dans laquelle les passagers viendraient glisser leurs smartphones (sur le modèle des Google CardBoard). Des modèles plus haut de gamme seraient proposés aux classes premium.
Afin de correspondre au mieux à la nouvelle plateforme de marque d’Air France « France is In the Air », nous avons eu la volonté de mettre en avant des contenus qualitatifs autour des thèmes de la culture française (immersion dans les musées et autour des monuments célèbres), du voyage (immersion dans des destinations emblématiques), de l’aviation (vue immersive du cockpit notamment), des jeux pour les enfants et du bien-être. Notre ambition pour le passager : « Faire de son voyage, un rêve ».  

Les différentes étapes du projet

Nous avons eu la chance de travailler avec une équipe aux compétences complémentaires. Un designer de l’Ecole CONDÉ, un graphiste d’e-artsup, un étudiant de 42 et quatre étudiants de la Majeure Digital. La première étape a été de s’organiser au mieux afin de mettre nos compétences diverses à profit dans ce projet. Puis nous avons rapidement commencé à assimiler le brief, à nous renseigner (sur le secteur de l’aviation civile, les initiatives en cours) et à brainstormer.
Nous avons ensuite confronté nos premières idées avec les coaches présents la première semaine et les équipes d’Air France qui nous ont accompagnés tout au long du projet. Enfin, dès le milieu de la première semaine, nous avons pris nos quartiers au TECHSHOP d’Ivry. Les designers ont alors pu commencer à travailler sur le produit, tandis que nous travaillions sur les aspects « business ». La seconde semaine a permis d’affiner le concept, de développer l’aspect business afin d’être cohérent avec les attentes d’Air France. Enfin, nous avons pitché devant un jury composé de professionnels aux profils variés: consultants, VCs, équipes d’Air France...
Ce challenge a été l’occasion pour moi de découvrir le mode de travail des designers, présents pour la première fois depuis le début de notre formation sur ce type de challenges.

La Majeure Digital : une formation pour managers Agiles  

Si je devais résumer la Majeure en un mot, ce serait « agilité ». Chaque challenge est un nouveau départ, avec une nouvelle équipe, une nouvelle manière de travailler et des secteurs à appréhender rapidement pour proposer des solutions intéressantes à des clients exigeants. Le fait que la Majeure soit structurée autour de challenges est très pertinent, car nous avons pour la plupart d’entre nous, une expérience d’un an en entreprises.  Des cours trop théoriques ne seraient donc pas adaptés. Il y a un équilibre très intéressant entre les cas pratiques (challenges), les cours et les témoignages d’entrepreneurs, fonds d’investissements ou entreprises du CAC.
L’agilité vient des élèves, mais elle vient également des responsables de la Majeure qui chaque année adaptent les contenus et les challenges aux retours des élèves et des intervenants. Dans un secteur aussi changeant que celui des nouvelles technologies, c’est impératif.
L’aspect « Learning by Doing » est également poussé, parfois à l’extrême, dans la Majeure. Il faut savoir dépasser ses compétences pour en acquérir de nouvelles grâce à l’expérience. Ainsi, il n’a pas été rare au cours de l’année, de voir des élèves d’HEC coder pour aider ponctuellement un étudiant de 42 ; et à l’inverse, un étudiant de 42 se plonger dans l’aspect business pour apporter son point de vue.

La track Digital Entrepreneurship

J’ai intégré la track « Digital Entrepreneurship », un programme d’accélération de start-ups en partenariat avec l’École 42. Durant ces neuf semaines, nous sommes suivis par des coaches et nous pitchons régulièrement devant des VCs. C’est l’occasion de nous  plonger à 100% sur un projet que nous pourrons continuer une fois la track terminée.
Pour ce programme, je travaille avec trois autres étudiants de la Majeure (dont l’une formée à Telecom Paristech), un étudiant de 42 et un étudiant Mines-ENSAE. Nous développons FELIX, un service qui vise à démocratiser l’utilisation des mototaxis à Paris via une application mobile. Notre objectif est de bénéficier de ce programme pour lancer le service effectivement.