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Le bureau d’HEC Paris au Japon

Voici déjà 25 ans qu’HEC Paris s’est implantée au Japon pour développer sa notoriété en Asie et favoriser le placement de ses étudiants. Son bureau de représentation est dirigé depuis 2004 par Junko Adachi, Japonaise férue de culture française.

Junko Adachi

Comment HEC Paris développe-t-elle ses activités au Japon ?

Le bureau d’HEC Paris au Japon a été ouvert en 1991 afin de représenter l’ensemble des activités de l’école : les programmes pré-expérience, le MBA et la formation continue. Notre priorité est de renforcer la notoriété d’HEC dans le pays afin qu’un nombre croissant de Japonais comprennent que nos programmes, enseignés majoritairement en anglais, leur sont parfaitement accessibles. Ce travail permet déjà au bureau de Tokyo de faire venir à HEC chaque année plus de dix personnes dans les programmes du MBA. Nous œuvrons également à la coopération entre HEC Paris et les trois premières universités japonaises : Tokyo University, Keio University et Hitotsubashi University. Les relations privilégiées que nous avons tissées contribuent au développement de programmes d’échanges pour les étudiants d’HEC et de ces institutions réputées. Chaque année, HEC accueille environ 15 étudiants japonais, tandis qu’une vingtaine d’étudiants d’HEC part étudier au Japon. Ces échanges se révèlent si inspirants qu’un grand nombre d’étudiants reviennent dans le pays où ils ont effectué un échange afin de trouver un stage ou un emploi. Par ailleurs, le bureau de Tokyo participe activement aux activités du réseau d’alumni, au développement des relations avec les entreprises locales en vue de placer nos étudiants, ainsi qu’avec les institutions françaises au Japon telles que l’Ambassade de France, la Chambre de Commerce, etc.

Comment se présente le groupe d’alumni HEC au Japon ?

Environ 280 alumni HEC travaillent au Japon et nous travaillons à la croissance de ce chiffre, même si le marché de l’emploi japonais ne peut être comparé au marché européen ni nord-américain. La situation géographique et la différence de langue peuvent créer des réticences chez les étudiants européens. Les alumni HEC, dont deux tiers sont issus du MBA et un tiers de la Grande École et des programmes MS et MSc se concentrent en tout cas sur la région de Tokyo. Ils sont actifs dans les secteurs de la finance, de la banque, du conseil, du luxe et dans de nombreux services au sein d’entreprises internationales. Je suis convaincue que les échanges entre la France et le Japon sont très enrichissants des points de vue personnel et professionnel.

Quelles qualités les recruteurs japonais apprécient-ils chez les diplômés d’HEC ?

L’internationalisation croissante des entreprises est plus rapide que l’internationalisation des recrutements. Les structures japonaises sont en grand besoin de profils internationaux de haut niveau tels que les diplômés d’HEC Paris.

Quels conseils donneriez-vous à des étudiants attirés par le Japon ?

Je les encourage fortement à venir découvrir le modèle professionnel japonais : headwork (innovation) – hardword (implication) – teamwork (travail d’équipe). Le travail d’équipe est un atout particulièrement fort au Japon où la réunion de talents individuels produit de puissantes synergies. Je conseille aux étudiants français et européens d’apprendre la langue japonaise, indispensable pour travailler au Japon. Même un niveau débutant constitue un atout de poids pour décrocher un stage ou un poste. En outre, j’encourage également les étudiants japonais à venir enrichir leurs perspectives de carrière à HEC et à développer leurs atouts en termes de créativité, de présentation et de conviction, qui peuvent parfois leur faire défaut en raison d’une culture japonaise qui valorise la modestie et la discrétion.

Quel a été votre parcours avant de diriger le bureau d’HEC Paris au Japon ?

J’ai toujours été attirée par la France et par conséquent beaucoup étudié sa culture et sa langue. Je travaillais pour la Chambre de Commerce et d’Industrie française du Japon avant d’avoir la chance de venir vivre en France avec mon mari durant dix ans. J’ai alors occupé un poste à la Chambre de Commerce de Lille Métropole, puis à la Chambre de Commerce de Paris. C’est lorsque je suis retournée au Japon en 2004 que j’ai pris la responsabilité du bureau d’HEC à Tokyo. Et je dois dire que j’en suis toujours aussi heureuse et fière !