Majeure Digital

La Majeure Digital a pour vocation de former des managers à la maîtrise de deux langages indissociables : celui du management et celui des technologies. Au-delà des systèmes d’information, l’utilisation managériale des technologies de l’information est devenue incontournable pour réduire les coûts et accroître la productivité, valoriser et enrichir le travail des salariés, développer les ventes et le service aux clients, créer des activités innovantes.

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Une pédagogie unique et éprouvée

L’impact de la révolution digitale et du big data est considérable sur la stratégie, l’organisation, le management, l’innovation, le comportement des consommateurs, le marketing, la relation client, la logistique et, plus globalement, sur l’économie et la société. Pendant que l’ancienne économie se lance dans les chantiers de la transformation digitale, de nouveaux acteurs émergent et inventent les nouvelles pratiques du business.

Le digital sous toutes ses facettes

C’est parce que la transformation digitale touche toutes les fonctions de l’entreprise que la Majeure Digital propose une approche transversale : stratégie, économie, marketing, distribution, entrepreneuriat, finance, logistique, etc. L’intérêt d’une formation aussi étendue est de permettre aux étudiants d’apprendre, d’expérimenter et de tester avant de choisir une voie spécifique.

Avec cette spécialisation, les étudiants se lancent sur le marché du travail forts d’une double compétence : maîtrise des domaines de la gestion (pour s’intégrer dans une des fonctions majeures de l’entreprise, mener une activité de conseil en management ou créer leur propre affaire) et compréhension des enjeux, du potentiel et du fonctionnement des technologies de l’information (afin de les intégrer dans la politique et les pratiques des organisations ou de développer des projets innovants).

Cette pluralité des aspects et métiers du digital implique aussi que la majeure aborde les trois grands champs de l’économie numérique :

  • l’entrepreneuriat avec le lancement de start-ups
  • le management et la gestion de projets dans des start-ups ou des entreprises technologiques
  • la transformation digitale au sein des grandes entreprises ou par le conseil.

Ainsi, la majeure forme aussi bien des « Digital Entrepreneurs », des « Digital Innovateurs » – qui, au sein des start-ups ou de grandes entreprises vont créer, innover, développer de nouveaux business –, que des « Digital Managers » capables de s’approprier les nouveaux métiers de l’e-business et du conseil.

Une approche ultra-concrète

La pédagogie du programme relève résolument du « learning by doing ». Après plusieurs années d’études, les étudiants aspirent généralement à faire et à apprendre en faisant.

Le programme comporte bien sûr plusieurs cours d’approfondissement conceptuel, fidèles à la tradition d’excellence académique d’HEC. Economie de l’Internet, stratégie, droit de l’Internet… ces cours permettent de mieux raisonner, de développer une stratégie argumentée, de prendre des distances critiques par rapport aux tendances et aux modes.

Les autres enseignements sont très orientés vers la pratique et l’action ou prennent la forme de challenges thématiques. A titre d’exemple, le challenge Digital Consumer consiste à travailler avec une entreprise (Coca-Cola en 2016) sur la façon d’intégrer le digital dans sa stratégie de distribution et dans l’expérience des clients en points de vente. Ce challenge s’accompagne de cours visant à aider les étudiants à réaliser le challenge : stratégies de communication, stratégie digitale de marque, digital communication, paysages médias et digital retail.

D’autres séquences spécifiques dans la formation ont pour objectif d’enseigner par la pratique. Le « super-cas » de rentrée, l’initiation au code à l’école 42, l’opportunité de travailler sur des challenges avec des développeurs et des designers sont autant d’opportunités de faire et d'apprendre en faisant.

Perspectives de carrières

Les jeunes diplômés de la Majeure travaillent pour la plupart :

  • dans les cabinets de conseil, parmi lesquels : Accenture, Bain, BCG, BearingPoint, Cap Gemini, Deloitte, Ernst & Young, Greenwich Consulting, Ineum, McKinsey, PriceWaterhouseCoopers, Niji
  • dans les entreprises technologiques et multimédia, parmi lesquelles : Alcatel, Bouygues Telecom, British Telecom, Chausson Finance, Double Trade, eBay, France Telecom, Google, Hewlett Packard, IBM, Oracle, SFR, Sun, Ubisoft, Yahoo!, 55, et un grand nombre de startups
  • dans les grandes entreprises, parmi lesquelles : Accor, AGF, Axa, Bayer, BMW, BNP Paribas, Christian Dior, General Electric, L’Oréal, Publicis, Peugeot-Citroën, Renault, Suez.

Environ 25 % des étudiants de chaque promotion décident de créer une entreprise à leur sortie du programme. Quelques exemples : Leetchi, Lingueo, Wisembly, Studyka, Feeligo, Verteego, nyce, hexo+.

La diversité des aspects et métiers du digital appliquée à la Majeure se reflète également dans les postes occupés par les diplômés :

  • consultant
  • chef de projet
  • chef de produit
  • analyste financier
  • responsable de développement
  • chef d’entreprise
  • etc.

Ils travaillent à la direction des achats, du marketing, de la stratégie, dans des équipes de conseil...

Structure du programme

Stratégie digitale

Premier semestre (septembre-janvier)

Supercas d’introduction (1 ECTS)

Le programme commence par un challenge d’une semaine à temps plein consistant pour les étudiants, constitués en groupes concurrents, à répondre à une problématique digitale soumise par une entreprise. A l’issue de cette semaine, les étudiants présentent leurs recommandations devant les responsables de l’entreprise et, dans la foulée, les deux meilleures équipes refont leur présentation en session plénière devant les dirigeants de l’entreprise et la promotion.

Stratégie numérique (2 ECTS)

L’objectif du cours est d’apprendre à créer de la valeur dans un monde numérique et de réseau. Il étudie l’impact du numérique sur le comportement des marchés, sur la réinvention des modèles d’affaires, sur la stratégie marketing, la distribution et la communication et sur l’organisation des entreprises.

Economie de l’Internet & des télécom (2 ECTS)

Ce cours aborde l’économie numérique à travers ses acteurs et ses enjeux pour en comprendre les contraintes et règles du jeu spécifiques. Il permet d’étudier les infrastructures et les réseaux, tout comme l’économie spécifique des effets de réseau, des biens informationnels et des biens d’expérience.

Stratégie marketing et business models à l’ère numérique (2 ECTS)

Les modèles économiques des entreprises traditionnelles peuvent être profondément impactés par le numérique : nouveaux processus de production, changement de comportement des clients, nouveaux modes de concurrence et remise en cause des modèles économiques traditionnels. Ce cours étudie ces bouleversements autour du prisme du marketing, des stratégies concurrentielles, des modèles économiques et de l’exploitation des données pour développer de nouveaux modèles.

Le consommateur digital : commerce et communication

Premier semestre (septembre-janvier)

Génération de trafic (4 ECTS)

Ce cours couvre les principaux aspects de la génération de trafic :

  • le référencement naturel et payant (SEO et SEM)
  • le marketing direct en ligne
  • le display, l’achat programmatic et le retargetting
  • la fidélisation et le CRM
  • génération de trafic pour les apps at augmentation de l’usage.

Management des réseaux sociaux (2 ECTS)

Ce cours étudie le paysage des réseaux sociaux et son évolution, leurs effets –positifs et négatifs– sur les politiques marketing et les marques des entreprises, et présente les différentes politiques pour gérer la présence des marques en ligne, l’intégrer dans leur politique de communication et développer l’implication des clients.

Cours et challenge e-commerce (3 ECTS)

Ce challenge, qui s'accompagne d’interventions spécifiques sur le e-commerce et la conversion, porte sur les stratégies e-commerce dans un contexte multicanal.

Les étudiants sont briefés sur une problématique e-commerce soumise par une entreprise. Ils doivent élaborer une politique d’e-commerce qui consiste soit à concevoir, soit à optimiser un site de vente. Ils doivent intégrer dans leur proposition des recommandations relatives à la gestion de trafic et, le cas échéant, à l’animation de réseaux sociaux.

Ce module a pour objectif d’identifier des opportunités business et de mieux comprendre les principes et déterminants du e-commerce.

Ce challenge s’appuie sur le cours de génération de trafic et de réseaux sociaux et s’accompagne d’interventions :

  • sur les tendances, best practices et solutions en e-commerce (David Mendez)
  • sur l’optimisation de la conversion (Raphaël Fétique)

Challenge Digital Consumer (3 ECTS)

Le commerce est profondément affecté par le multicanal et l’émergence du client transcanal (passage du client d’un canal à l’autre au cours d’un même processus d’achat). Les nouveaux consommateurs vivent un continuum entre le digital et le non digital et entre ce qui relevait autrefois des canaux de vente et des canaux de communication.

Ce challenge aborde les thèmes fondamentaux du digital retail (l’intégration du digital dans les canaux de distribution traditionnels) et de la communication en ligne, en se concentrant sur les nouveaux parcours d’achat et l’expérience du client transcanal.

A titre d’exemple, les étudiants de la promotion 2016 ont travaillé en avec la société Coca-Cola sur l’intégration du digital dans leur stratégie de distribution et de communication, afin d’accroître les ventes et d’enrichir l’expérience des clients en points de vente.

Ce challenge s’accompagne d’interventions sur la communication digitale et les stratégies de marque sur Internet.

Data, big data et objets connectés

Premier semestre (septembre-janvier)

Big Data/Big Business (1 ECTS)

Les data gouvernent le monde et, de plus en plus, l’activité des entreprises. Le big data, c’est la conjonction de trois facteur qui changent la donne quant aux données que l’on peut traiter et l’usage que l’on peut en faire : volume, variété et vélocité. Ce cours a pour objectif de clarifier le concept de big data, d’en étudier les fondamentaux et d’en explorer les applications possibles aujourd’hui et demain.

Challenge Big Data (2 ECTS)

Ce challenge a pour objet d’étudier l’impact possible du big data sur des activités économiques et sur la politique des entreprises. Les étudiants réunis en groupes doivent plancher sur un thème donné, à la fois dans ses aspects stratégiques et dans des réalisations concrètes possibles.

A titre d’exemple, les étudiants de la promotion 2016 ont travaillé sur la thématique suivante : « En quoi le big data peut-il apporter de la valeur aux modèles historiques des professions intellectuelles / réglementées ? ».

Challenge objets connectés (2 ECTS)

L'Internet des objets est une des principales sources du développement exponentiel des données sur le réseau : c’est donc un sujet connexe au big data. D’ici à 2025, 150 milliards d’objets devraient être connectés sur le réseau, pour des usages variés tels que la surveillance, la domotique, la e-santé et le « quantified self », la mesure des activités humaines…

Les étudiants sont amenés, par groupes, à travailler avec des entreprises sur des usages d’objets connectés dans ces différents domaines.

Fondamentaux

Premier semestre (septembre-janvier)

Introduction au code - Born2code (3 ECTS)

Cette séquence place les étudiants en immersion totale. Devant un ordinateur à l’école 42, ils doivent résoudre des problèmes qui leur sont soumis en utilisant des ressources en ligne. Cette initiation au code a pour objectif de comprendre son fonctionnement et les logiques à mettre en œuvre grâce à  une méthode d’apprentissage par expérimentation.

E-réputation, gestion de crise et intelligence économique (2 ECTS)

« Il faut 20 ans pour bâtir une réputation et cinq minutes pour l’anéantir. Si vous y pensez, vous agirez différemment. », Warren Buffett.

Les atteintes à la réputation concernent les personnes, leur « personnalité numérique », mais aussi les entreprises et les marques. Leur image, leur intégrité sont potentiellement soumises à des attaques qui peuvent être dévastatrices. Au travers de cas concrets, ce cours permet de mieux comprendre les enjeux de la veille, de la réputation et de la gestion de crise à l’ère numérique.

Droit de la nouvelle économie numérique (2 ECTS)

Que ce soit pour un petit ou un grand acteur du Net, la législation sur l’Internet est identique et très stricte. Ce cours fournit les connaissances indispensables pour appréhender diverses problématiques légales liées aux activités en ligne.

Track Digital Transformation

Second semestre (février-mars)

De février à début avril, les étudiants réalisent, par groupes de deux, une mission de conseil en alternance de 8 semaines pour une entreprise (4 semaines de mission / une semaine intermédiaire avec retour sur le campus / puis 4 semaines à nouveau).

Ces missions peuvent porter sur un des nombreux sujets qui ont trait à l’e-business. Elles ont le plus souvent une dimension fortement stratégique, mais parfois une forme plus opérationnelle. Leur objet et les délivrables sont clairement définis : ce sont bien des missions conseil et non des stages.

Ces missions sont le fruit d’une collaboration entre l’équipe pédagogique et des grandes entreprises ou des start-ups partenaires telles que AXA,  BlaBlaCar, Cap Gemini, Carrefour, Converteo, Criteo, Dassault, delamaison.com, Fifty-five, Hermès, Lagardère Active, L’Oréal, LVMH, Orange, Safran, Sarenza, Philips, vente-privee.com.

Les missions sont attribuées aux étudiants en fonction des centres d’intérêt qu’ils ont exprimés. Chaque groupe est suivi et encadré par un professeur d’HEC Paris.

Dans certaines missions, qui consistent à concevoir pour l’entreprise une nouvelle activité, les équipes sont intégrées au cursus Digital Entrepreneur,  non pas pour lancer leur start-up, mais pour lancer l’activité nouvelle de leur « client ».

Exemples de missions :

  • Comment Orange peut-il profiter de sa base de clients en téléphonie mobile pour augmenter le trafic et l’usage de son portail Web ?
  • Etude de la stratégie de développement de Lagardère sur le marché des jeux d’argent et des jeux en ligne
  • Création d'une plateforme immobilière chez AXA (l’un des deux étudiants a été embauché par AXA pour piloter et lancer le projet)
  • Etude de lancement d’une société de conseil en optimisation Web (l’étudiant a été recruté dans l’équipe des fondateurs de ce qui est devenu la société Fifty-five)
  • Faire le bilan du développement de vente-privee.com aux Etats-Unis et recommander de meilleures démarches et procédures (l’une des étudiantes a été recrutée par la société au sein de son programme haut potentiel).

(15 ECTS)

Track Digital Entrepreneurship

Second semestre (février-mars)

Pour accéder à ce parcours, qui n’est pas une formation à l’entrepreneuriat mais une plateforme de lancement de start-ups,  les critères de sélection sont spécifiques. Le jury est composé de représentants d’HEC Paris, des meilleurs accélérateurs et des meilleurs VC de la place de Paris qui évaluent l’équipe, le projet, leur potentiel.

Pour favoriser la constitution d’équipes (deux personnes minimum), le premier trimestre multiplie les opportunités de contact avec les étudiants de l’école 42 et d’écoles d’ingénieurs de Paris-Saclay. Un Start-up Weekend est organisé pour aider ou amender les projets.

La composition des équipes est cependant laissée à la libre appréciation des étudiants et peut intégrer des membres qui ne sont pas étudiants d’HEC, de 42 ou de Paris-Saclay.

Le programme de lancement de start-up est d’une durée de 9 semaines, de début février à fin mars à l’école 42. Conçu par HEC Paris dans une optique de « learning by doing », le cursus est organisé en quatre séquences :

  • développer et valider le concept
  • concevoir le produit
  • développer l’offre
  • finaliser le projet.

Chaque séquence est structurée par des cours de professionnels et d’experts qui ont un objectif directement pratique. Les équipes sont accompagnées par un coach manager et un coach technique de 42. Des conférences d’entrepreneurs, des visites de start-ups et des occasions de « réseautage » complètent le dispositif. Les étudiants « pitchent » leur projet devant un jury professionnel à l’issue de chaque séquence.

Le dernier jour du programme, les équipes présentent leur projet devant des responsables d’entreprises de capital-risque, des accélérateurs, des responsables d’HEC et des écoles partenaires : c’est le Pitch Day, dont la première édition a eu lieu le 31 mars 2016 (lire l’article).

La semaine suivante, une sélection des meilleures start-ups se rend à Londres pour présenter ses projets à d’importants fonds de Venture Capital.

A l’issue de ces 9 semaines, chaque équipe participante se lance : elle démarre son activité, lève des fonds ou intègre un accélérateur en France ou à l’étranger.

(15 ECTS)

Le voyage d'étude

Le voyage d’étude se déroule en avril : sur la côte est des Etats-Unis, au MIT, et à San Francisco (2003), en Chine en 2004, au Japon depuis 2005. En 2016, un voyage est programmé à New York pour les étudiants du Track Digital Transformation et à Londres pour ceux du Track Digital Entrepreneurship. Le voyage est financé par HEC et les missions conseil.

Mémoire de recherche

La rédaction d’un mémoire de recherche est obligatoire pour tous les étudiants  (20 ECTS)

L’équipe académique

Direction du programme

  • Stéphane Madoeuf, Professeur affilié d'HEC Paris, directeur scientifique du programme.
  • Romain Lavielle, co-responsable de la spécialisation Digital Manager, fondateur de Digital Village
  • Guillaume Le Dieu De Ville, co-responsable de la spécialisation Digital Entrepreneur, co-fondateur de lingueo.com

Professeurs d’HEC Paris

Intervenants extérieurs

  • Arnaud de Baynast, HEC, Président de Digital Value
  • Stéphane Carpentier, Directeur de ABC Netmarketing
  • Tony Carpentier, VP CRM, S4M
  • Stanislas Coignard, Directeur associé à MediaConnect
  • Georges-Edouard Dias, HEC, Chief Strategy Officer à Quantstreams
  • Christian Dussart, Professeur à HEC Montréal
  • Raphael Fétique, Majeur MNT, co-Fondateur de Converteo
  • Grégoire Guillemin, Creative Director à Altares
  • Winston Maxwell, Partner Hogan Lovells
  • David Mendez, Consultant
  • Marysol Michel, Banque Palatine
  • Frédéric Stenz, CEO et Fondateur à næmes & dæsk