Charles Decroix

Charles Decroix

MS MAC 2010

Directeur général de l’Alliance Chorale du Québec

Pouvez-vous présenter votre parcours à la sortie du programme MAC ?

J’ai enchaîné plusieurs CDD dans le domaine de la musique pendant 3 ans, notamment à l’Orchestre national de France comme responsable des actions pédagogiques, au service des communications et du mécénat ce l’Ensemble intercontemporain et au Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence comme adjoint au conseiller artistique. Ce parcours diversifié a été une formidable opportunité pour découvrir tous les aspects du spectacle vivant : les leviers philanthropiques, l’éducation artistique auprès du jeune public, les impacts directs et indirects des décisions et des directions artistiques… Je suis ensuite parti au Canada pour travailler l’Institut Canadien d’Art Vocal durant deux ans. Je dirige désormais l’Alliance Chorale du Québec, dont la mission est d’unifier, animer et représenter le monde choral dans toute la province.

Que vous a apporté le programme ?

Au-delà des compétences techniques, le MS/MSc MAC m’a donné confiance en moi. Il m’a fait prendre conscience que tout s’apprend et que le travail est la clé du succès. Avant HEC, j’avais suivi une formation universitaire en musicologie, je n’avais donc pas eu l’opportunité de développer une vision et une connaissance du monde professionnel et de l’entreprise. J’étais comme déconnecté, le secteur culturel me semblait recouvert d’un voile très opaque... Avoir suivi le programme MAC m’a permis de lever ce voile et d’acquérir un regard beaucoup plus global et structuré sur l’univers culturel, mais aussi de mieux en comprendre les enjeux.

Quel conseil donneriez-vous aujourd’hui aux étudiants MAC ?

De profiter du label HEC pendant les premières années d’expérience, car il vous ouvre de nombreuses portes. Par la suite, « l’effet label » s’estompe et vous serez alors principalement jugés sur vos expériences professionnelles. Je dirais aussi que la « précarité » que vivra presque inévitablement un jeune diplômé du secteur culturel durant ses premières années peut être vécue positivement, comme une opportunité. J’ai moi-même enchaîné plusieurs CDD, qui m’ont apporté deux choses : apprendre beaucoup et progresser rapidement. J’ai pu comprendre en quelques années la dynamique globale du secteur culturel. Aujourd’hui, toutes ces expériences relativement courtes mais enrichissantes me servent au quotidien. La culture est un secteur très porteur et ouvert : il n’est pas rare de changer de poste ou de fonction, de passer d’une organisation à une autre… Pas de monotonie, il ne faut pas en avoir peur ! Selon moi, les clés du succès sont d’avoir une belle personnalité, d’être authentique, dévoué, fiable, d’inspirer la confiance… et bien sûr de travailler. Enfin, je leur conseillerais d’avancer dans leur parcours en adoptant une posture « taoïste » : avoir conscience de la lenteur du changement, ne pas chercher à le provoquer, le laisser agir et en tirer profit le moment venu. C’est souvent quand on a laissé le temps faire son œuvre que les plus grandes opportunités apparaissent.

Un mot pour qualifier vos souvenirs du programme MAC ?

L’amitié. Nous avons beaucoup rigolé durant cette année et j’en garde d’excellents souvenirs. Nous sommes encore aujourd’hui une bande de copains très soudée.