Julie Boulage

Julie Boulage

MS MAC 2014

Curatorial Associate chez Terra Foundation for American Art

Pouvez-vous présenter votre parcours à la sortie du programme MAC ?

J’ai d’abord fait une prépa littéraire puis étudié à l’école du Louvre, tout en effectuant deux doubles diplômes à la Sorbonne en Littérature Comparée et en Histoire de l’Art et Archéologie. J’ai aussi étudié en master 2 l’Histoire de l’Art à l’université de Brown. A la sortie d’HEC, j’ai fait un stage au département Mécénat et Développement au Louvre, là où travaillait l’alumni qui était mon mentor dans le programme MAC. Ce stage s’est transformé en CDD au Fonds de dotation du musée du Louvre. Puis j’ai fait un rapide passage au Château de Versailles, avant de rejoindre la Terra Foundation for American Art.

Que vous a apporté le programme ?

Après deux Masters orientés recherche, le programme MAC m’a permis de me confronter aux réalités du monde du travail dans le secteur culturel et à son lien avec l’économie. J’ai pu aborder le domaine culturel d’un point de vue complètement différent, très complémentaire de ma formation à l’Ecole du Louvre. Ce cursus m’a amenée à m’intéresser au mécénat et au monde de l’audio-visuel et à beaucoup mûrir ! Ensuite, c’est ce double profil - ma formation scientifique en histoire de l’art et ce cursus en économie - qui m’a permis de trouver du travail par la suite. Le programme MAC m’a également permis d’avoir accès à un réseau important qui m’a beaucoup aidée dans ma recherche de stages puis de travail. Comme je l’ai dit, j’ai trouvé mon premier stage au Musée du Louvre grâce à lui, et il m’a vraiment lancée dans ma carrière puisque les membres de l’équipe dans laquelle j’ai travaillé m’ont formée puis conseillée, accompagnée et recommandée. Ce réseau HEC m’a aussi apporté une certaine sérénité. C’est très précieux de voir tous ces anciens qui sont parvenus à trouver un travail qui leur plaît dans le secteur culturel. Et plus que tout autre chose, le programme MAC m’a permis de rencontrer des gens très différents avec qui j’ai noué de très belles amitiés. Entre le voyage d’étude, le super cas de synthèse et le rythme qui s’accélère en fin d’année, nous avons passé beaucoup de temps ensemble, ce qui nous a beaucoup soudés. Ce réseau dont on parle tant, il se construit d’abord avec eux parce qu’on traverse les mêmes épreuves, on avance en même temps. Les professeurs de la MAC m’ont également suivie et conseillée jusqu’à ce jour sur de nombreux de sujets.

Faites-vous aujourd’hui ce que vous vouliez faire ?

Je fais même des choses que je n’osais même pas imaginer faire au départ ! Quand j’ai débuté le programme MAC, j’avais le projet de travailler comme chargée d’expositions puis j’ai découvert le mécénat. Mon expérience au Louvre dans le développement de publics puis du mécénat pur m’a permis de rejoindre la Terra Foundation où je travaille aujourd’hui en tant qu’attachée de conservation. Ce poste me permet donc d’allier compétences scientifiques et expérience en mécénat. C’est un poste très varié qui me permet de continuer à faire de la recherche au quotidien tout en restant très proche du réel.

Quel conseil donneriez-vous aujourd’hui aux étudiants MAC ?

Je leur dirais qu’il ne faut pas avoir peur. Il faut s’écouter, faire ses choix en fonctions de ses désirs et ne pas se définir par rapport aux autres. Il faut oser, ne pas avoir peur de postuler, de dire non, de changer. Enfin, il ne faut pas hésiter à profiter de ce grand réseau créé par le programme MAC.