Sophie Mercier

Sophie Mercier

Majeure MAC 2004

Directrice administrative et financière du Théâtre de Vidy

Pouvez-vous présenter votre parcours à la sortie de la MAC ?

Diplômée de la majeure MAC en 2004, j’ai effectué un stage de césure puis un CDD à la Comédie des Champs-Elysées, qui a débouché sur la création d’un poste en relations publiques que j’ai intégré à ma sortie d’HEC. Débauchée par la responsable de l’Auditorium du musée du Quai Branly, j’ai ensuite intégré cette institution en tant que chargée de production, principalement au service de la programmation spectacles vivants. Elle m’a permis de participer à un grand nombre de productions, tant pour l’Auditorium que pour certains projets d’expositions (résidences d’artistes, biennale photographique Photoquai), et de me familiariser avec le fonctionnement d’un grand établissement public au moment clé de la naissance de cette institution. Après trois années sur ce poste, j’ai ressenti l’envie d’occuper un poste plus transversal et de retrouver des champs artistiques avec lesquels j’étais plus en phase. J’ai alors intégré le centre dramatique national d’Orléans en tant qu’administratrice. Cette expérience de 5 ans fut très riche, avec la rencontre d’un projet artistique fort qu’était celui d’Arthur Nauzyciel. J’ai particulièrement apprécié la souplesse de fonctionnement au sein d’une équipe réduite, tout en étant au service d’une mission de service public de la culture très ancrée sur un territoire. Travailler en complicité avec un artiste et non pour une institution fut passionnant et totalement nouveau pour moi. Je suis ensuite partie en Suisse, à Lausanne, pour des raisons personnelles. J’ai eu l’opportunité d’y travailler quelques mois dès mon arrivée en tant qu’administratrice dans une société de production accompagnant les projets de divers artistes aux carrières internationales. Puis, j’ai occupé pendant deux ans un poste de chargée de mission au sein du service production pour le théâtre de Vidy, dirigé par Vincent Baudriller, en parallèle de mon rôle d’administratrice d’une compagnie de danse contemporaine basée à Genève, la compagnie Greffe. Ici encore, ce fut une rencontre très forte avec le projet d’une artiste, Cindy Van Acker, qui m’a permis d’élargir un peu plus mes missions.En avril 2017, mon activité se poursuivra uniquement au théâtre de Vidy, où je reprendrai le poste de directrice administrative et financière.

Que vous a apporté la majeure MAC ?

Elle m’a apporté une formation généraliste et une culture générale sur les différents secteurs de la culture qui me sert encore aujourd'hui. J’ai développé des clés de réflexion pour aborder les réalités du terrain. Les rencontres avec des managers culturels issus de divers horizons furent pour moi les moments les plus enrichissants de la formation. Les échanges entre élèves, enrichis par nos différentes expériences lors de nos années de césure, ont été très complémentaires à la formation.

Faites-vous aujourd'hui ce que vous vouliez faire ?

Le parcours que j’ai eu dans le spectacle vivant correspond à ce que j’attendais lorsque j’étais étudiante au sein du programme. Je note tout de même l’importance des expériences de terrain pour être capable de comprendre et d’appréhender les différents enjeux. En effet, ce sont souvent des métiers et des environnements que l’on connaît peu ou mal au départ et qui nécessitent d’être pratiqués.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants MAC ?

Mon principal conseil est de porter une grande attention aux expériences et à la qualité des stages. Dans la culture, on se construit un parcours et on se forme sur le terrain. On est davantage jugé sur ce que l’on fait que sur des diplômes. Il faut avoir conscience que certains domaines, comme le spectacle vivant, demandent un engagement personnel important, mais les aventures sont passionnantes. Enfin, je dirais qu’il faut cultiver ses passions. Il est fondamental d’être en connexion avec son secteur, aussi bien sur le plan artistique que sur le plan du management et de la gestion.

Un mot pour qualifier vos souvenirs de la Majeure MAC ?

Mon année au sein de la Majeure MAC fut conviviale, chaleureuse et marquée par une solidarité forte entre les membres de la promotion. Il faut en profiter car elle passe très vite !