Valentin Schaaf

Valentin Schaaf

MS MAC 2014

Marketing & Business Development Manager chez EuropaCorp Cinémas

Pouvez-vous présenter votre parcours après HEC ?

En intégrant HEC, je m'étais donné pour objectif de trouver un CDD ou un CDI à la sortie du master. Donc je me suis mis à chercher non pas des postes mais des opportunités de business, de nouveaux modèles d'entreprise. Je me suis notamment intéressé à la création de cinémas de nouvelle génération, un projet justement amorcé par EuropaCorp. Au cours de l'année, je me suis débrouillé pour obtenir un entretien avec le directeur d'EuropaCorp Cinémas et discuter avec lui de quelques idées pour renouveler l'expérience en multiplexes. Une semaine après cette discussion, on m'a rappelé pour me proposer un poste. J'étais donc embauché à EuropaCorp Cinémas avant même de finir le master, en tant que chef de projet digital. Ma mission première, c'était de créer l'écosystème digital des cinémas de Luc Besson et d'accroître leur notoriété.

J'ai proposé une stratégie de communication agressive sur les réseaux sociaux, et je gérais tout le projet, y compris le community management sur les premiers mois. J'ai construit les étapes du projet et au terme de mon CDD, je suis devenu responsable du business development de l'entreprise et j'ai commencé à organiser des évènements originaux avec des partenaires comme Air France pour la sortie du dernier Star Wars, Meetic, la Fnac... Depuis 2014, je suis Head of Digital Marketing and Business Development à EuropaCorp Cinémas. J'ai beaucoup de travail avec cette double casquette, mais cette expérience m'a intimement convaincu qu'une entreprise est plus encline à embaucher un jeune diplômé quand celui-ci lui démontre des possibilités de croissance ou des couloirs de recettes potentiels.

Que vous a apporté le programme MAC ?

Des clés et une boîte à outils pour comprendre le monde de l'entreprise mais aussi une réelle appétence pour les start ups. Je maîtrise maintenant les éléments de langage pour s'adresser aussi bien à un CEO, à un COO ou un CFO. Avec un peu de recul, le slogan d'HEC prend tout son sens... l'école m'a appris à oser.

Faîtes-vous aujourd'hui le métier que vous vouliez faire ?

Je savais que je voulais travailler dans le cinéma mais je n'imaginais pas du tout faire ce que je fais aujourd'hui. On m'aurait demandé il y a quelques années si je me voyais m'occuper de problématiques de communication et de marketing, je ne l'aurais pas cru : ma passion, c'était le théâtre, et je la conserve toujours aujourd'hui mais je savais que je n'en ferais pas mon métier.Quel conseil souhaiteriez-vous donner à l'étudiant que vous étiez alors ?Je conseillerais de rester ouvert à toutes les possibilités. Même si j'étais a priori plutôt orienté vers une carrière dans l'industrie cinématographique, je n'ai pas placé de barrières concernant les différents métiers qui nous étaient présentés.De profiter à fond du voyage d'étude et du super cas, aussi. Le premier est une expérience unique qui permet vraiment d'apprendre à connaître une ville d'une autre façon, San Francisco dans mon cas, et le second a été une belle (et intense) surprise. J'ai croisé récemment l'Administrateur Adjoint du Théâtre National de Chaillot, pour lequel on avait fait le super cas - il se souvient encore de notre présentation et m'a dit que certains des défis que nous avions soulevés sont encore pertinents aujourd'hui.

Un mot pour qualifier vos souvenirs du programme MAC ?

J'ai gardé des liens avec la plupart des personnes que j'ai rencontré ou avec qui j'ai fait des POW. C'est une tradition qu'il faut préserver et renforcer : je n'aurais certainement pas pu créer l'opportunité de mon poste aujourd'hui si je n'avais pas fait le programme MAC.

Interview réalisée par Charles Carrot et Ana da Costa, programme MAC 2017