HEC mène à tout, il n’y a pas photo !
Pierre Capperon, promotion 1963, vient de souffler récemment ses 70 bougies, mais pour lui, le challenge est toujours d’actualité ! Portrait d’un “jeune” photographe.

Pierre Capperon autoportrait
"Ma petite révolution a eu lieuen 1973, cinq ans après celle de 1968”. Pierre Capperon travaille depuis dix ans, à Paris, dans la publicité et le marketing, quand il décide de déménager en Touraine et d’ouvrir un atelier de sculpture et céramique. Il apprend à tourner, et fabrique des vases, bols, théières. Il en vit, tant bien que mal. En 1983, lassé par un métier passionnant mais “ingrat financièrement et exigeant physiquement”, il revient à Paris et choisit de concilier son goût pour les métiers artistiques et ses compétences en management, héritées de HEC. Il développe un salon d’ateliers d’arts, se fait remarquer et embaucher par Blenheim, intégré par la suite dans Reed Expositions, leader de l’organisation de salons. Il fonde le salon professionnel “Maison et Objet”, et deviendra par la suite directeur de la division Arts et Culture comprenant le Salon du Livre, la FIAC, ou encore Paris Photo.
La deuxième “révolution” viendra en 2003 : à 63 ans, alors que certains songent sérieusement à la retraite, Pierre déménage pour Bayonne, dans le pays Basque, et revient vers la création artistique, cette fois comme photographe. “Quand j’étais jeune, j’ai beaucoup appris ; quand j’étais adulte,j’ai beaucoup produit ; à présent, je réfléchis beaucoup” confie-t-il. Autodidacte, il apprend en consultant des livres de photographies et des sites internet, et en participant à des workshops à Arles, avec des personnalités comme Lea Crespi, Duane Michals ou Sarah Moon. Ses photos touchent notamment à la mort, une idée qui le “concerne de plus en plus”, sans altérer son dynamisme ! La série “morceaux de choix”, en référence à son boucher, représente des parties de son corps, dont le vieillissement est accentué, parfois réassemblées de manière surprenante. La séquence “13/10/2040”, réalisée à partir de photographies retravaillées d’un hangar industriel en cours de destruction, est une métaphore de l’apocalypse nucléaire, décrite minute après minute. Sa dernière série est un ensemble de photos noir et blanc prises dans le massif de la Rhune (Pays Basque), un endroit où Pierre, passionné de marche, aime randonner par tous les temps. Elle fait l’objet d’une exposition à Bayonne et d’un livre, “Carnet de Rhune”, commenté par son ami philosophe Christophe Lamoure.
-> Aperçu des oeuvres de Pierre
-> Pour le contacter, son adresse.
Article issu de la revue Hommes et Commerce HEC n°340