Une femme de valeurs
Myrto Tripathi, diplômée 2003, souhaite dédier sa carrière aux pays émergents. Un parcours sous le signe de l’éducation et du développement.

Myrto Tripathi
Issue d’une famille d’ingénieurs, Myrto Tripathi a fait sienne l’une des valeurs familiales : "L’éducation est le seul investissement valable.” Elle choisit de partir à 19 ans suivre des études d’ingénieur industriel aux Etats-Unis. Ce pays pragmatique, attaché au travail et à la culture du résultat, la conforte dans les valeurs inculquées dès l’enfance : “Tout est possible, il faut essayer, vouloir et parfois pousser les portes pour qu’elles s’ouvrent”, se plaît-elle à répéter. À l’université, elle fonde une association, Engineers Without Borders, qui marque son avenir professionnel : “Mon objectif était d’aider les pays émergents à se doter des infrastructures nécessaires à leur développement, énergie bien sûr, mais aussi eau, assainissement, transport…”
Elle complète son bagage du diplôme HEC afin de développer une “meilleure vision du moteur des entreprises”. Elle rejoint alors en 2004 “l’acteur incontournable de l’énergie sans CO2”, Areva, où “les HEC et les jeunes femmes ne sont pourtant pas majoritaires à des postes de responsabilité opérationnelle”. Après trois années en tant que chef de cabinet auprès du directeur Mines Chimie Enrichissement, elle prend en charge la stratégie de marché du secteur Fuel Design et Fabrication, puis est nommée en charge du marché indien pour l’amont de la chaîne combustible, et participe à la vente des réacteurs EPR™ en Inde. “Je m’occupe de l’offre et des négociations. C’est un projet complexe et passionnant, une chance unique de contribuer à l’indépendance énergétique d’un pays via la promotion technologique du nôtre”, souligne la jeune femme d’origine gréco-indienne. En parallèle, elle intervient auprès d’associations liées à l’accès à l’éducation, notamment des filles. “Certains jeunes s’imaginent que les filières supérieures leur sont inaccessibles. Je leur rappelle qu’un obstacle n’en est un que lorsqu’on l’accepte comme tel.” ●
Article issu de la revue Hommes & Commerce HEC n°341