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Fondation HEC : toujours plus loin pour l’ouverture sociale et internationale

27 novembre 2018

« Grâce à vous, que de destins changés ! »  : dans la vidéo d’ouverture de la soirée organisée par la Fondation HEC le 8 novembre dernier, Eloïc Peyrache, directeur délégué des programmes Pré-expérience d’HEC, résumait en quelques mots les efforts engagés depuis plusieurs années. L’événement, qui rassemblait les donateurs et des représentants de l’ensemble de « l’écosystème HEC » (professeurs, étudiants et équipes opérationnelles), avait pour thème l’ouverture sociale et internationale de l’école. Avec un objectif simple : réaffirmer la mobilisation de tous en faveur de la diversité et de l’égalité des chances.

Fondation HEC - Soirée 8 nov. 2018 - Ouverture sociale et internationale

« La parole est un marqueur social, qui peut être acteur d’enfermement, ou de libération »  : pour Bertrand Périer (H. 98), avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, qui enseigne l’art oratoire à HEC Paris, l’éloquence est un moyen privilégié pour renforcer l’égalité des chances. Et donc une ouverture idéale pour cette soirée, avec la montée sur scène de deux étudiants d’HEC, chargés de répondre en quelques minutes à cette question : « l’égalité est-elle une chance ? »  Louise Saby (H.20) d’abord, à qui incombait la tâche difficile d’y répondre par la négative, a réussi à transformer cette contrainte en un véritable plaidoyer pour la diversité, vue comme « une chance, un gage de meilleure performance économique » . Constantin Vodé (H.20) a pour sa part rappelé que « chercher l’égalité, c’est être humain » , avant d’évoquer le destin poignant de son grand-père, qui a fui la Russie et n’a jamais pu exercer en France son métier de médecin, une inégalité qu’il a subie avec sagesse : « il n’a pas eu de chance, mais ça lui était égal. »

Soirée Fondation HEC 8 nov. - Bertrand Périer

Passage de relais

« HEC : Haute Egalité des Chances »  : pour clore cette séquence et saluer les efforts des donateurs et de la Fondation HEC, Bertrand Périer envisageait avec humour une nouvelle appellation pour l’école de commerce. Dès le lancement de la soirée, un chiffre marquant avait en effet été rappelé : si l’on ne comptait que 5% de boursiers d’Etat sur critères sociaux en 2008, ce sont aujourd’hui près de 18% d’étudiants qui bénéficient d’une bourse de la Fondation HEC.  

Des évolutions considérables ont eu lieu ces dernières années, notamment sous l’impulsion de Bertrand Léonard (H.85), Président de la Fondation HEC : il avait choisi cette soirée pour passer le relais à son successeur et tirer le bilan de ses cinq années de présidence. « L’égalité des chances est la cause qui m’a le plus touché » , confiait-il ce soir-là, tout en saluant l’engagement sans faille des équipes de la Fondation et d’HEC. Un engagement souligné par le rappel de quelques chiffres et des progrès accomplis depuis 4 ans : une augmentation de 60% du nombre de bourses de la Fondation HEC (avec plus de 1100 boursiers aujourd’hui), plus de 50 millions d’euros collectés en 4 ans, 48 nouveaux grands donateurs...

Pour finir Bertrand Léonard a souhaité partager ses convictions sur HEC, qui pourraient résumer ce que l’école est devenue. Des convictions résumées en quatre lettres : « 1 E et 3 D » . E pour excellence d’abord, qui pour Bertrand Léonard est un pré-requis essentiel d’HEC. D pour différenciation ensuite, ce qui lui a permis de rendre hommage à la stratégie « Deepen & Differentiate »  initiée par le Directeur Général d’HEC Peter Todd : c’est en se différenciant qu’HEC pourra « devenir une des 10 meilleures business schools mondiales » . D pour digital aussi, car si le présentiel restera central dans les formations proposées par HEC, il faut aussi intégrer dans son offre toutes les technologies innovantes possibles (3D, intelligence artificielle, formations en ligne…). D pour diversité enfin : pour HEC, il s’agit d’un impératif citoyen et éthique, l’éducation étant le facteur de cohésion le plus efficace.

Soirée Fondation HEC 8 nov. - Table-ronde diversité

Un impératif souligné au cours de la table-ronde sur la diversité qui a suivi. Pour Boris Walbaum, co-président et co-fondateur d’Article 1 (une association accompagnant les jeunes issus de milieux populaires dans leur orientation et leur parcours académique et professionnel), si l’égalité des chances paraît aujourd’hui « portée politiquement » , la notion de diversité est en revanche plus récente et « peu ancrée parmi les décideurs politiques et économiques » . La créatrice de la Fondation 104, Valérie Colloredo (H.94), a quant à elle souhaité citer en exemple les résultats obtenus par la Fondation HEC et rappeler « qu’avec une communauté soudée et déterminée, on peut faire une énorme différence en quelques années en matière d’égalité des chances » . L’entrepreneur Nicolas Hazard (M .08) est le fondateur du groupe INCO, qui accompagne et finance chaque année plus de 500 start-up green et sociales : pour lui, on constate « trop peu de changements depuis les émeutes urbaines de 2005, de nombreuses entreprises ont mis en place des chartes en faveur de la diversité, mais cela avance trop doucement. »  Mais heureusement, selon lui, « certains secteurs, comme le numérique, avancent plus vite car ils ont davantage pris conscience de cet enjeu » . Un point de vue original est venu conclure cette table-ronde : celui de la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani, qui a grandi en Seine-Saint-Denis et créé il y a 20 ans l’orchestre Divertimento, pour rendre la musique classique accessible à tous. Utilisant son expérience de l’univers de la musique symphonique, selon elle encore peu diversifié, elle a encouragé l’écosystème HEC à poursuivre son ouverture : « HEC doit continuer à faire confiance à des jeunes aux parcours différents, avec des idées différentes. »

Soirée Fondation HEC 8 nov. - Peter Todd, Bertrand Léonard et Olivier Sevillia

Bertrand Léonard, Peter Todd & Olivier Sevillia

Densité de bienveillance

Un constat partagé par Peter Todd à l’issue de la table-ronde : « ce qui importe pour la diversité, c’est d’avancer concrètement. »  Rappelant que le campus de Jouy-en-Josas accueille aujourd’hui plus de 100 nationalités différentes, le Directeur Général de l’école a mentionné le prochain défi à relever pour HEC : « passer de la diversité à l’inclusion » . Il a tenu aussi à remercier Bertrand Léonard pour son accueil chaleureux lors de son arrivée à la tête d’HEC fin 2015, et pour son action à ses côtés depuis lors : des remerciements concrétisés par l’annonce de la création de bourses « Bertrand Léonard pour l’égalité des chances » , qui récompenseront chaque année 3 étudiants méritants. Peter Todd a achevé son propos en saluant l’arrivée du nouveau Président de la Fondation HEC, Olivier Sevillia (MBA.90), directeur général Europe du groupe Capgemini, déjà engagé depuis longtemps comme donateur et bénévole aux côtés de la Fondation.

 

Olivier Sevillia a conclu la soirée en partageant sa vision de l’avenir : HEC a selon lui « des opportunités formidables et peut changer d’orbite pour devenir une des business schools qui influencent le monde » , évoquant au passage la perspective d’une grande campagne de levée de fonds au 2ème  semestre 2019. Il a livré les trois motivations qui l’ont incité à accepter un défi auquel il lui était de toute façon « difficile de résister »  : son expérience personnelle de « l’ascenseur social » (dont HEC a été une étape essentielle), son adéquation profonde avec le projet porté par Peter Todd, et surtout la « densité de bienveillance »  présente chez les donateurs et dans l’ensemble de l’écosystème HEC.






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