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HEC Paris lance sa série diversiTALKS avec un débat consacré au « politiquement correct »

17 février 2017

Ce Lundi 20 Février démarre à HEC Paris, une série de séminaires, dédié à la diversité dans le milieu des affaires. Le premier se penche sur le sulfureux sujet du politiquement correct. La soirée de débat se déroule sur le campus HEC et accueille chercheurs, universitaires, diplômés et cadres spécialisés dans la question de la diversité au sein de la société occidentale.

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Trump et son ennemi « fantôme »

Il est nécessaire de remonter des années en arrière, jusqu’en octobre 1990, lorsque le New York Times  publie une série d’articles, sur le « politiquement correct » (PC), pour voir cette expression controversée basculer dans le domaine du mainstream… depuis, elle ne nous a plus jamais quittés. Ce lundi, Matteo Winkler, Professeur de Droit et Fiscalité, préside un débat qui promet des étincelles, sur la vision contemporaine d’une expression qui désigne, souvent pour mieux dénoncer, des attitudes véhiculées par les médias et les politiciens. Invités devantune large audience, le Professeur d’HEC, Mathis Schulte, le Directeur du Boston Consulting Group (BCG), Jean Mouton ainsi qu’Annabelle Blackburn, diplômée de la London School of Economics et spécialiste des questions de genre et d’inégalités, débattront le PC au 21ème siècle.

« Cela fait un moment que nous préparons cette série de séminaires, » nous explique Matteo Winkler, « l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, nous a conduit à démarrer notre première édition sous l’angle du politiquement correct ».

En effet, le 45ème Président des Etats-Unis n’a cessé de dénoncer le politiquement correct tout au long de sa campagne, en vue d’accéder à la Maison Blanche – si bien que le quotidien The Guardian  qualifiera cette obsession d’« ennemi fantôme ». « Trump lamine ses rivaux en les accusant d’utiliser l’épithète pour affliger les citoyens américains » maintient Matteo Winkler. « C’est un homme qui parle en formules, il utilise cette expression comme un écran pour attaquer une diversité au sein de notre société occidentale, qui ne cesse de croître depuis des décennies. » Ce spécialiste des questions relatives aux LGBT (lesbien, gay, bisexuel et transsexuel) évoque, notamment, la réaction du futur Président, relative au massacre qui s’est produit en Juin 2016, dans une boite de nuit d’Orlando, en Floride et qui a couté la vie à 49 personnes. Après les faits, Trump s’en prend à ses rivaux politiques, tel qu’Hillary Clinton : « Parce que nos dirigeants sont faibles, je ne peux plus me permettre d'être politiquement correct, » déclare-t-il.

Un débat qui dépasse les frontières américaines

« Ce débat du politiquement correct est brûlant aux Etats-Unis mais il est également présent ici, en Europe. » explique Matteo Winkler. « Plus nos sociétés se diversifient, plus il est important de discuter de la place du politiquement correct dans les lieux de travail, dans les grandes sociétés et au sein des établissements d’enseignements supérieurs comme HEC Paris. » L’objectif final, pour Matteo Winkler, est de récolter tous les commentaires, analyses et réflexions faites tout au long de ces débats, qui se veulent réguliers. Avec pour objectif de créer un cours sur la gestion des diversités. « Nous espérons le proposer à la prochaine rentrée. Cet échange peut être considéré comme le premier d’une série d’expérimentations, qui explore le thème de la diversité et de l’espace qu’elle doit prendre, non seulement dans notre établissement, mais aussi dans le monde des affaires dont HEC forme les leaders. »

Une diversité de voix

Dans ce premier débat, Jean Mouton éclairera le public sur les pratiques corporates du politiquement correct concernant le domaine de l’embauche, des promotions et des négociations avec les employés. Ce cadre, qui œuvre au sein du BCG depuis 1982, aide à redéfinir les stratégies des entreprises internationales, accompagnant les clients lors d’acquisitions et de fusions. A ses côtés, Mathis Schulte, confrontera son expérience à l’école française à celles qu’il a eu à Wharton School et à l’Université de Pennsylvania. Ses recherches actuelles se focalisent sur la création des réseaux sociaux au sein d’organisations, et leurs effets sur les services des clients et sur la satisfaction des employés.

La diplômée de LSE, Annabelle Blackburn espère pour sa part partager sa recherche sur la diversité, l’inclusion et l’égalité des sexes dans les affaires. Activiste passionnée, Annabelle Blackburn s’est impliquée dans des causes aussi diverses que le leadership pour aider les sans domiciles fixes LGBT, et la levée de fonds pour la branche locale des Monologues du vagin.

La série diversiTALKS a le soutien de LGBT+, d’In&Out et d’HEC Women in Leadership Club. Il est soutenu et encouragé par le Doyen d’HEC Paris, le centre SnO, HEC Alumni, la Fondation HEC et enfin par le programme Grande Ecole.


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