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Le premier baromètre sur l'entrepreneuriat à HEC révèle qu'aujourd'hui un quart des diplômés sont des entrepreneurs

23 mars 2015

HEC Paris publie les résultats d'une enquête inédite, réalisée auprès de 8 500 diplômés, tous programmes confondus, afin de dresser le bilan des actions menées en faveur de l'entrepreneuriat. La fibre entrepreneuriale a bel et bien gagné le campus depuis ces dernières années, avec près de 25% de nos diplômés (sur la dernière promotion interrogée, soit 2013) qui se lancent dans la création d'entreprise.

Après 30 ans d'initiatives en faveur de l'entrepreneuriat (pédagogie, recherche, accompagnement et coaching, sensibilisation sur le campus, structures d’accueil comme l’Incubateur HEC), le nombre de diplômés HEC se lançant dans la création d'entreprise a-t-il augmenté ? Quel est le profil des ces entrepreneurs ? Quelles sont les raisons qui les poussent à entreprendre ? C'est pour répondre à ces questions que nous avons lancé une enquête inédite sur l'entrepreneuriat à HEC.

HEC Paris est en effet la première école à lancer une étude de si grande ampleur. Celle-ci a été menée auprès de 8 500 diplômés des différents programmes d’HEC (Grande Ecole, Mastères, MSc, MBA et Executive MBA), parmi lesquels de tout jeunes diplômés mais aussi des diplômés ayant quitté l’école il y a 10 ans.

Les résultats s’avèrent très positifs et révèlent trois tendances fortes.

L’entrepreneuriat en plein essor

Aujourd’hui un quart de tous les diplômés d’HEC sont entrepreneurs, en augmentation constante et soutenue depuis 10 ans, où l’entrepreneuriat concernait moins de 10% des élèves.

Parmi les diplômés les plus jeunes (programmes "pré-expérience" Grande Ecole et Mastères), l’étude révèle un véritable engouement pour l’entrepreneuriat, avec un taux de presque 20% d’entrepreneurs parmi les diplômés de la dernière promo, un chiffre trois fois supérieur à la moyenne nationale. L’accélération de cet engouement est très sensible et en progression au cours des années : on ne recensait que 2% d’entrepreneurs en 2004. Encouragés par les multiples activités proposées sur le campus (programmes pédagogiques, témoignages d’entrepreneurs, Creativity Talks, incubateur, etc), les élèves laissent désormais libre cours à leur créativité et n’hésitent plus à concrétiser leurs projets, en tant qu’étudiants ou en tant que jeunes diplômés.

Mais l’entrepreneuriat n’attire pas seulement les jeunes ! Le taux d’entrepreneurs est particulièrement élevé (44%) dans le programme Executive MBA, qui s’adresse à des cadres souhaitant donner une nouvelle orientation à leur carrière. L’expérience professionnelle des participants à l’Executive MBA, combinée aux apports pédagogiques du programme, révèle le potentiel entrepreneurial de ces cadres en activité.  

Les principaux moteurs de l’entrepreneuriat sont l’envie d’indépendance et d’innovation. L’envie d’être son propre patron est la raison principale, mais dans des proportions bien inférieures à la moyenne nationale (47% contre 77% selon le Baromètre Envie d’Entreprendre 2013). L’envie d’innover et de créer de nouveaux business models est l’autre grand facteur déclenchant, pour un entrepreneur sur quatre. A l’inverse, et contrairement à ce que l’on aurait pu penser, le manque d’attractivité des grandes entreprises est une raison plus faiblement invoquée, aux alentours de 15%.

Les entrepreneurs HEC créateurs de valeur

L’étude ne constate pas d’augmentation du nombre de créations d’entreprises à l’étranger. En effet, 84% des entreprises sont créées sur le territoire français. La proportion d’entreprises créées à l’étranger monte pour les diplômés du programme MBA, constitué à 85% d’étudiants non français. Près d’un tiers des entrepreneurs issus de ce programme créent leur entreprise à l’étranger. Ce chiffre s’explique notamment par le fait qu’une partie de ces étudiants étrangers retournent dans leur pays d’origine.

Autre élément intéressant : les entrepreneurs sont de moins en moins isolés. En effet, seuls 36% des HEC ont créé leur structure seuls, contre 71% à l’échelon national (données ministérielles 2013). Ce chiffre est d’ailleurs en baisse constante d’année en année. Ceci s’explique notamment par la volonté des entrepreneurs de travailler en équipe, prolongeant les liens tissés sur le campus ; mais également par la multiplication des projets impliquant des doubles compétences (ex : ingénieur/manager) – projets favorisés à HEC par les doubles diplômes et partenariats noués notamment sur le plateau de Saclay. L’entrepreneuriat est plus que jamais une expérience collective !

Les entreprises créées par les diplômés HEC bénéficient à un grand nombre de secteurs d’activité : services aux entreprises, économie numérique, mais également sport, tourisme, BTP ou agriculture. Cette diversité est encouragée par les multiples partenariats pluridisciplinaires noués entre HEC et des institutions telles que l’Ecole polytechnique, AgroParisTech, l’IOGS, Mines ParisTech, Sup’Aéro, etc.

Des entreprises robustes

Les entreprises créées présentent un fort potentiel de développement. En effet, environ un quart des entrepreneurs HEC a recours à une levée de fonds, soit plus du double du ratio de l’échantillon national (Baromètre Envie d’entreprendre 2013). Et cette levée de fonds se réalise très rapidement dans la vie de leur projet. Ceci reflète non seulement l’ambition que les entrepreneurs fondent en leur entreprise, mais également la confiance des investisseurs pour des projets perçus comme sérieux et séduisants.

Les entreprises créées sont pérennes. En effet, le taux de survie des entreprises après 3 ans d’existence est de 80%, contre 66% chez les entreprises françaises (données Observatoire APCE 2013). Enfin, chaque promotion depuis 2011 affiche une proportion constante d’environ 30% de « serial entrepreneurs » parmi ceux s’étant lancés dans une création. Ce chiffre illustre l’énergie et l’envie d’innover de ces entrepreneurs.

L’engouement croissant pour l’entrepreneuriat est donc bien une réalité à HEC. Autre bonne nouvelle : les entrepreneurs HEC se montrent solidaires. En effet, 81% d’entre eux se disent prêts à soutenir le projet d’étudiants en cours de scolarité, que ce soit sous la forme de mentoring, d’investissement ou de mise en relation.

 

Lire le communiqué de presse









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