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"Paysages, savoir-faire, crédit d'impôt : les atouts de la France pour l'accueil des tournages" avec HEC Paris et le CNC

14 octobre 2014

Le Mardi 7 octobre 2014 à la Mairie de Paris, dans l’un des décors du tournage de la série télévisée « Ainsi soit-il » HEC Paris et le Centre National Cinématographique (CNC) ont organisé une table ronde autour du thème : "Paysages, savoir-faire, crédit d'impôt : les atouts de la France pour l'accueil des tournages". Une occasion de mieux comprendre les enjeux, le fonctionnement et les effets des dispositifs de crédit d'impôt mis en place depuis dix ans en France dans les secteurs du cinéma, de l'audiovisuel et du jeu vidéo. Voir la vidéo de la table-ronde.

conf Thomas Paris et CNC credit d'impot dans l'audiovisuel

"La France est au 1er rang des destinations de tournage" a commencé par se féliciter Frédérique Bredin, Présidente du CNC, en ouverture du débat. La table-ronde animée par Michel Gomez, Délégué de la Mission Cinéma de la Ville de Paris, réunissait différents spécialistes du secteur audiovisuel : Raphaël Denoliel, Producteur Exécutif ; Grégory Faes, Directeur de Rhône Alpes Cinéma ; Thomas Paris, économiste au CNRS, professeur affilié à HEC Paris ; et Marc du Pontavice, Président du Syndicat des producteurs de films d’animation.

Les pouvoirs publics ont mis en place depuis 2004 une série de dispositifs fiscaux de type crédit d’impôt (crédits d’impôt cinéma, audiovisuel, international et jeu vidéo), à fort effet de levier économique et culturel, en complément des soutiens directs du CNC. Ces crédits d’impôt ont un double objectif : inciter les opérateurs du secteur à accroître leurs investissements dans les œuvres, facteur de vitalité et de diversité culturelle, et faire en sorte que ces investissements soient localisés en France avec des retombées économiques directes et indirectes favorables. C’est dans ce contexte que le CNC a confié à EY la réalisation d’une étude d’évaluation des retombées économiques directes et indirectes des crédits d’impôts cinéma, audiovisuel, jeu vidéo. Cette étude, dont les résultats ont été restitués à la table ronde,  dresse une présentation détaillée des dispositifs et de leur évolution depuis leur mise en œuvre. Elle évalue également leurs effets de ces dispositifs sur la localisation des dépenses, la dynamique industrielle, l’impact sur l’emploi. Et plus précisément, elle mesure les retombées économiques et fiscales induites par ces dispositifs.

Le Professeur Thomas Paris, également spécialiste des industries de création, a présenté le contexte plus général dans lequel ces questions se posaient. L'économie des industries de contenu relève de l'économie de la connaissance et en présente les caractéristiques. Elles impliquent des écosystèmes dans lesquels le territoire peut avoir une action extrêmement structurante. Elles mobilisent des ressources très mobiles, et donnent lieu à des stratégies d'attractivité très offensives de la part de certains territoires. « C'est dans ce contexte qu'il faut considérer le crédit d'impôt : dans un environnement très compétitif, c'est une nécessité pour maintenir une production sur notre territoire  et, ainsi, conserver un outil de production de qualité.  Au-delà, l'exemple du Québec montre que de tels dispositifs peuvent avoir des effets d'amorçage pour le développement d'une industrie performante». « L'enjeu est de maintenir la dynamique vertueuse en renforçant l'efficacité, la créativité et la qualité de nos talents » a conclu Professeur Thomas Paris.


En savoir plus :

Vidéo de la table-ronde

Présentation de l’étude comparative des systèmes d’incitation fiscale – Télécharger l’étude

Les travaux de Thomas Paris

Le programme HEC Paris MS Médias, Art et Création


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