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Pierre-Olivier Tran, jeune entrepreneur et l'un des fondateurs de Off We Fly

16 juillet 2015

Le partenariat entre HEC Paris et l'école 42 a pour but de former de futurs créateurs d'entreprises dans le digital. Pierre-Olivier Tran, qui a suivi une formation de Digital Entrepreneur à HEC, a crée avec deux autres étudiants la compagne Off We Fly.

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Vous êtes donc l’un des fondateurs de la start-up Off We Fly , qui met en relation des pilotes et des voyageurs, pour des vols à prix réduits. Pouvez-vous nous parler de la Genèse du projet ?

Le projet est né il y a un peu plus de deux ans, lors de la naissance de la nièce de Charles (un autre des fondateurs). Il devait se rendre sur place pour la voir, mais impossible de trouver un trajet convenable, il a donc demandé à un ami pilote (le 3eme et dernier fondateur) s'il pouvait l'emmener en avion privé.

Sur les conseils de son frère, Charles a commencé à réfléchir avec son ami à la viabilité d'un tel projet à grande échelle. Il ne leur manquait qu'un développeur, moi-même, qu'il a rencontré lors d'un week-end entre amis en Octobre 2014.

Quand et comment s’est déroulé le premier vol organisé par Off We Fly  ?

Le premier vol a eu lieu entre Paris et Deauville en Avril 2015, alors que la plateforme était encore à ses débuts. Le pilote, Aymeric, a été mis en relation avec son passager via Off We Fly, leur permettant ainsi d'être les premiers utilisateurs de notre plateforme.

Pensez-vous que le projet aurait pu voir le jour si il n’y avait pas eu complémentarité des compétences (connaissance du numérique de 42, management de HEC) ?

Le management de HEC a été un apport immense, que ce soit pour le réseau ou pour les compétences acquises sur la présentation d'un projet (les fameux pitchs). Concernant 42, le développement du site n'aurait tout simplement pas pu se faire sans les compétences acquises via le module de développement web.

Quelles furent les difficultés rencontrées lors du lancement d’Off We Fly  ?

La plus grande difficulté a été d'ordre juridique: le secteur de l'aéronautique est extrêmement règlementé en France, aucun détail ne doit être laissé au hasard, il aura fallu près de 800 heures d'études par des avocats pour arriver à une forme adaptée.

La seconde difficulté résidait dans l'ergonomie du site pour permettre une expérience à la fois simple et rassurante, pour les pilotes et pour les passagers.

Vos trajets se déroulent en général sur de petits appareils. Comment aborde-t-on l’aspect sécuritaire lorsque l’on propose un service comme le vôtre ?

La sécurité était le pilier du projet. Nous vérifions la licence et les antécédents de chaque pilote, les appareils sont régulièrement inspectés, et en cas de doute, pilotes et passagers peuvent entrer en contact pour planifier tous les aspects souhaités.

Vous dites sur votre site que les pilotes ne sont pas rémunérés, qu’il s’agit d’un service rendu. Comment Off We Fly peut-elle alors faire du chiffre d’affaires ? Quel est votre modèle économique ?

Il nous est légalement impossible de prélever une commission au prorata du trajet, nous avons donc opté pour des frais de réservation fixes pour chaque passager, sur chaque vol.

Quels sont vos prochains objectifs ? Des vols vers l’étranger ?

Nous proposons déjà des vols vers l'étranger (Angleterre et Suisse). Nos prochains objectifs sont l'Espagne et l'Allemagne.

Votre initiative bouleverse le marché du transport aérien, à l’instar de BlablaCar pour la voiture. Comment voyez-vous l’évolution de ce secteur dans les dix prochaines années ?

Notre ambition est de redorer le blason de l'aéronautique en France en transmettant la passion du vol aux passagers, et peut-être leur donner envie de devenir pilotes à leur tour.

Un mot pour les jeunes qui aimeraient entreprendre mais manquent de confiance en eux ?

Dormez bien, faites du sport. On ne peut pas réussir un projet sur le long terme en abîmant sa santé.


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