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Professeurs Shirish Srivastava et Stefan Worm : Lauréats HEC Paris du Prix Syntec 2015 pour leurs Recherches en Management des Opérations/Systèmes d'Information et en Marketing

21 avril 2015

Pour sa 7ème édition, le Prix Syntec de la Recherche en Management qui vise à récompenser les meilleures publications de recherche appliquée en entreprise a récompensé  Shirish C. Srivastava, professeur de Management des Opérations et Systèmes d'Information, et Stefan Worm, Professeur de Marketing. Organisé par Syntec Conseil en Management et présidé par André-Benoit de Jaegere, Vice-Président de CapGemini Consulting, cette rencontre annuelle entre consultants et chercheurs a été l’occasion de montrer une vraie vitalité des travaux de recherche des écoles et universités en France et une riche collaboration entre praticiens et chercheurs.

Prix Syntec 2015

Dans la catégorie Opérations, Gestion, Contrôle/Système d’information & technologies, Shirish C. Srivastava s’est distingué avec "Bridging The Service Divide Through Digitally Enabled Service Innovations: Evidence From Indian Healthcare Service Providers" (Réduire l’inégalité d’accès aux services sociaux par la création de services numériques innovants : l’exemple de deux fournisseurs de services de santé en Inde), publié dans MIS Quarterly

La lutte contre la fracture numérique est généralement envisagée dans une « logique de moyens » et s’attache à fournir des équipements aux populations défavorisées, de façon à développer leurs compétences numériques et leur donner accès aux services basés sur les technologies de l’information. Srivastava  et ses co-auteurs défendent dans cette recherche l’idée que la lutte contre la fracture numérique (digital divide) doit s’ancrer prioritairement dans une « logique de services », en particulier dans les pays en voie de développement  qui souffrent d’un accès très inégalitaire aux services sociaux de base comme l’éducation ou la santé. Dans ces pays, réduire l’inégalité d’accès aux services sociaux (service divide) est ainsi l’enjeu majeur du développement numérique. L’étude démontre que les technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent avoir un impact très significatif sur la réduction des inégalités en favorisant l’accès des plus pauvres aux services sociaux, à condition de surmonter un ensemble de difficultés qu’ils analysent sur un plan à la fois pratique et théorique dans cet article.

Dans la catégorie Marketing/Sciences de la décision, Stefan Worm l’emporte avec son article "Impact of component supplier branding on profitability" (L’impact de l’image de marque des fournisseurs de composants sur la rentabilité - Quand investir dans la création d’une marque de composants B2B et quand vous axez plutôt sur votre relation client) publié dans International Journal of Research in Marketing

L’étude de Stefan Worm pose la question suivante : En tant que fournisseur B2B vendant des composants industriels à une autre entreprise de B2B (le constructeur, ou OEM), devez-vous vous préoccuper de la création d’une marque pour votre offre et la promouvoir auprès des clients de vos clients – ou bien, est-il préférable de conserver les stratégies commerciales classiques et d’établir des relations directes avec les OEM ? 

Si les marques ingrédient contribuent à créer un effet de « pull » pour les entreprises telles qu’Intel, Gore-Tex et Shimano dans l’environnement B2C, pour utiliser les exemples les plus fréquemment cités, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas pour les composants industriels sur les marchés B2B ? Après tout, dans chaque cas les décisions d’achat sont prises par des êtres humains. « Dans le B2B, cependant, les décisions sont prises par un centre d’achats axé sur les faits, donc forcément, ces personnes ne s’intéressent pas à des stratégies de marque vaporeuses »– voilà ce que pourraient vous dire les spécialistes de la relation client. Mais, l’observation de la réalité du marché et la recherche permettent de constater que les deux points de vue semblent parfois justes. D’une part, il a été démontré qu’une marque de composant forte comme Siemens peut conférer un avantage financier au fournisseur dans les négociations avec les OEM de plus en plus puissants. D’autre part, de nombreux managers B2B pensent que le branding ne fonctionne pas dans le contexte de leur secteur et qu’il érode la rentabilité. Alors, comment savoir ce qui est optimal pour votre entreprise ? L’étude de Stefan Worm démontre que la décision d’investir dans une marque de composant forte dépend de la nature de l’industrie dans laquelle vous évoluez. 

Notons également que dans la catégorie Finance & Stratégie/Politique de l’Entreprise/Gouvernance d’Entreprise, c’est José-Miguel Gaspar (Université Paris-Dauphine) qui a été récompensé pour son article "Fund managers under pressure: Rationale and determinants of secondary buyout" publié dans Journal of Financial Economics , et co-écrit avec Ulrich Hege, professeur de Finance à HEC Paris et Lauréat du Prix Syntec en 2014 dans la même catégorie.


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