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Un vrai choc de confiance pour les cadres après l’élection présidentielle

24 mai 2017

Après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, le moral des cadres bondit à son plus haut niveau depuis septembre 2007, soit peu après l’élection de Nicolas Sarkozy et quelques mois avant le début de la crise financière de 2008. L’indice synthétique du moral des cadres n’avait pas atteint un tel niveau d’optimisme depuis 10 ans.

Emmanuel Macron, un Président « pro-business » ?

Les cadres sont ainsi 57 % à penser que l’élection d’Emmanuel Macron peut créer un « choc de confiance » encourageant les investissements, l’emploi ou la consommation.

Ils sont également 61 % à penser que le profil du nouveau Président est « un atout pour l’activité économique et l’attractivité de la France », à travers trois qualités perçues :
- Son expérience économique, soulignée comme un atout par 67 % des cadres. Une qualité liée à son passage au Ministère de l’Economie et dans la haute fonction publique,mais surtout à son expérience dans le secteur privé (pour 66 % des cadres).
- Sa capacité à renouveler la vie politique, que ce soit à travers son âge (un atout pour 64 % des cadres), le fait qu’il soit nouveau dans le paysage politique (64 %) ou encore qu’il n’appartienne pas aux partis ayant gouverné ces dernières années (57 %).
- Enfin, Emmanuel Macron est perçu comme un excellent « VRP » pouvant faire profiter l’économie française de son réseau ou de son image au sein des milieux dirigeants : ainsi sont salués sa proximité avec des chefs d’Etat et de gouvernement (56 %) comme avec des dirigeants de grands groupes (56 %).
On comprend dès lors pourquoi 69 % des cadres anticipent un impact positif de son élection sur l’attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers.

Les cadres anticipent une vraie sortie de crise à court terme

Parallèlement à ces nouvelles perspectives liées à l’élection présidentielle, on observe plus largement une forte amélioration des anticipations des cadres, tant sur le plan macro-économique que personnel :
- Ils sont ainsi 37 % à penser que le niveau de vie en France s’améliorera d’ici un an, en très forte hausse depuis avril (+18 points).
- Même « inversion de la courbe » en matière l’emploi, avec 31 % des cadres qui pensent que le nombre de chômeurs diminuera dans les mois à venir (+9).
- Enfin, sur un plan plus personnel, 26 % d’entre eux pensent que leur situation financière va s’améliorer (+4).


Si l’économie française sourit enfin, ces espoirs seront à concrétiser

Ces perspectives montrent bien un retour de la confiance en France, en particulier parmi les décideurs économiques.

Pour autant, les expériences passées montrent que ce crédit apporté à un nouveau Président, et parallèlement à l’économie nationale, est souvent éphémère : Nicolas Sarkozy ou François Hollande avaient eux aussi bénéficiés d’a priori positifs avant de décevoir durant leurs mandats, certes marqués par des crises économiques majeures.

Emmanuel Macron bénéficie pourtant d’atouts de taille par rapport à ses prédécesseurs :
- D’une part son quinquennat débute avec une activité plus prospère, illustrée par l’amélioration de nombreux indicateurs (croissance, emploi, investissements…).
- D’autre part, un certain nombre de réformes économiques majeures ont déjà été réalisées : sur les retraites, la Sécurité sociale, la baisse des dépenses publiques, sur la flexibilité du marché du travail (Loi El Khomri) ou encore sur la baisse des charges (CICE), ce qui a déjà été fait pour améliorer la compétitivité – notamment lorsque l’actuel Président était Ministre ou conseiller à l’Elysée – n’est aujourd’hui plus à faire.

Même s’il veut aller plus loin dans ces réformes, Emmanuel Macron devrait ainsi bénéficier des mesures déjà prises en pleine crise par les gouvernements de Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui y ont d’ailleurs perdu une partie de leur popularité. Et se retrouver dans la position d’Angela Merkel, largement bénéficiaire des réformes économiques réalisées par son prédécesseur Gerhard Schröder.

Un « alignement des planètes » idéal donc, entre retour de la confiance et de l’activité, et bénéfice des réformes déjà réalisées. Ne reste plus qu’à espérer, pour l’économie française, que ce « choc de confiance » se concrétise dans la durée.


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