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Valéry Giscard d’Estaing devant les étudiants d'HEC : "l'Union européenne a encore de l'avenir mais pas à 27."

 

Dans le cadre de la journée culturelle sur l’Europe, HEC Paris a eu l’honneur d’accueillir Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la République Française, le mardi 2 avril 2013. A 87 ans, et toujours aussi éloquent, le Président était sur le campus pour rencontrer les étudiants d’HEC Paris et échanger avec eux sur l’Europe et son devenir, autour du thème volontairement provocateur : L’Union européenne est-elle finie ?

Valéry Giscard d’Estaing invité à HEC Paris - avril 2013

En tant que ministre de l’Economie et des Finances (1969-1974), puis Président de la République française (1974-1981), Valéry Giscard d’Estaing a été l'un des architectes de la monnaie unique en créant avec le chancelier allemand Helmut Schmidt le Système monétaire européen (SME), puis à travers les travaux du Comité pour l’Union Monétaire, dont s'inspirera le Comité Delors en charge d’étudier le projet d’Union économique et monétaire. Faisant preuve d'un engagement constant en faveur de l'intégration économique et politique de l'Europe, il préside en 2001 la Convention européenne et mène campagne en faveur du Traité constitutionnel à l'occasion du référendum français de 2005.

Après avoir retracé les origines du projet européen avec les grandes étapes historiques des pères fondateurs Robert Schumann et Jean Monnet, en passant par l’effondrement du mur de Berlin à aujourd'hui, Valéry Giscard d’Estaing a voulu expliquer pourquoi l’Europe avait encore des raisons d’être fière d’elle. "Les faits, nous les connaissons, c’est la trajectoire qui est importante", c'est ainsi qu'il a commencé le débat.

A la lumière de sa longue expérience, il a plaidé pour une Europe à deux vitesses, avec un noyau dur, autour des pays membres de la zone euro qui doit « s’affirmer et devenir pilier », faute de quoi, l’Europe des 27 "s’affaiblira, s’élargira et perdra de son importance". Malgré la crise profonde que traverse l'Union européenne depuis 2008, il a estimé que l’euro n’avait jamais été en danger et qu’il reste une monnaie stable et solide.

Partisan d'une Europe fédérale, VGE a plaidé pour trois grandes réformes : la fiscalité européenne, la création d'un Trésor européen et l’élection au suffrage universel d’un Président européen.

Il a enfin conclu son intervention en déclarant aux étudiants : "ne vous occupez que de la zone euro, l’important c’est que l’on arrive un jour à un PIB supérieur à celui de la Chine et équivalent à celui des États-Unis et je compte sur votre génération pour le faire".

 



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