juin « 2009 « Incubateur HEC

Accueil | Plan du site

Archive pour juin 2009

JUIN

30

Alors que la nouvelle promotion de l’incubateur arrive début juillet (avec de beaux projets et une surprise, restez à l’écoute !), l’incubateur HEC se fait fort de donner un feedback à l’ensemble des projets ayant postulé. Lorsque l’on est créateur d’entreprise, les avis externes objectifs, constructifs et critiques sont en effet peut-être la denrée la plus rare et la plus valorisable pour faire avancer son projet.

C’est pourquoi à l’incubateur nous cultivons autant le “challenge” : entre incubés, avec des diplômés HEC, avec le responsable de l’incubateur… La période actuelle est donc chargée en sessions de débriefing, où il faut trouver les mots justes pour bien retranscrire ce qui n’est pas passé dans le dossier : timing, équipe, vision du marché, mais aussi forme employée pour le dossier ou la présentation…

Si le jeune chef d’entreprise doit avoir des convictions fortes et affirmées, il est aussi nécessaire qu’il sache se remettre en question, qu’il montre qu’il écoute les feedbacks que peuvent lui faire les gens à qui il présente son projet. Il doit même rechercher ces retours, et un jury incubateur en est une superbe occasion. De manière générale, sachez mettre à profit ces moments pour “vous faire critiquer” :

  • rencontre d’un client potentiel, à qui vous pouvez demander à la fin de l’entretien quelles voies d’amélioration il prônerait ;
  • échanges avec des associés ou collaborateurs potentiels : s’ils étaient à votre place, qu’est-ce qu’il changeraient ? Qu’est-ce qu’ils feraient différemment ?
  • tous types de jurys, concours, … Demandez toujours un retour !
  • rencontre avec des inconnus, qui entendent parler du projet pour la première fois. Leur retour sera d’autant plus objectif qu’ils ne sont pas engagés émotionnellement avec vous…

Une fois notés toutes les remarques, prenez la décision de modifier (ou pas) votre approche. Et continuez sans cesse à rechercher les avis extérieurs, tout en gardant vos convictions !

JUIN

22

pierre-kosciusko-morizetRencontre aujourd’hui avec Pierre-Kosciusko Morizet, aussi connu par ses initiales PKM, fondateur emblématique de PriceMinister. Outre son implication dans la réussite de l’un des premiers cybermarchands français, Pierre est aussi le parrain de l’Incubateur HEC, contribuant ainsi à son développement et à son rayonnement. Rencontre avec lui donc !

- Bonjour Pierre. PriceMinister est devenu la réussite qu’on connaît en permettant à ses utilisateurs de “devenir radin”. Après presque 9 ans (tu as co-fondé la société en août 2000), à quoi ressemble le groupe PriceMinister ?

Aujourd’hui PriceMinister est un groupe Internet diversifié, avec 4 activités principales : l’achat-vente garanti, avec une présence dans 3 pays (http://www.priceminister.com, http://www.priceminister.co.uk , et http://www.priceminister.es ), la petite annonce automobile avec http://www.priceministerauto.com , la petite annonce immobilière avec http://www.avendrealouer.fr , et la comparaison de prix de voyages avec
http://www.voyagermoinscher.com.
Nous sommes le spécialiste de l’intermédiation par Internet, et mettons chaque mois en relation des millions d’internautes, qui cherchent à acheter ou à vendre un livre, un jeu video, des vêtements, une voiture, un appartement, un voyage, un billet d’avion, etc… Notre objectif est de devenir le premier groupe Internet européen, ce qui bien sûr ne manque pas d’ambition :-). PriceMinister est déjà le premier e-commerçant français en audience, et compte 10 millions de membres en France.

- Tu avais entamé ta carrière d’entrepreneur en fondant Visualis, alors que tu étais encore sur en cours à HEC. Monter sa boîte pendant ses études, c’est le bon moment ?

Tous les entrepreneurs le disent : un jour, monter sa boîte devient une obsession, un besoin, une condition nécessaire (non suffisante…). Donc si ce jour arrive pendant les études, alors c’est le bon moment :-). Je pense surtout que plus on est jeune plus c’est facile, car on doit renoncer à moins de choses à 20 ans qu’à 40. Le monde actuel nous pousse d’années en années à dépenser plus, à rechercher un train de vie toujours supérieur, à nous endetter pour acheter un appartement, etc… c’est très difficile de renoncer à tout ça lorsqu’on est bien installé dans la vie active, avec éventuellement perspectives de promotion, emprunt, enfants, etc…

- Tu es aujourd’hui un modèle pour toute une génération de jeunes entrepreneurs. Quel est LE conseil que tu souhaiterais leur donner ?

Méfiez vous des modèles :-). S’il y a bien un domaine où il ne faut pas chercher à faire comme les autres, c’est la création d’entreprise !! Le conseil c’est simplement de monter sa boîte. Si ça marche tant mieux, si ça rate, vous aurez plus appris que dans n’importe quel job. Il faut juste être éthique en permanence, sinon ça laisse des traces (tant mieux d’ailleurs), car le monde du business est tout petit, en particulier en France et surtout bien sûr à Paris.


- De quelle erreur as-tu le plus appris ?

Dans ma première société j’étais le seul associé opérationnel. C’était difficile. J’ai fait des erreurs que je n’aurais pas faites si j’avais eu à mes côtés un ou des associés pour me challenger et apporter d’autres points de vues. Donc dans mon cas (mais ça dépend des caractères bien sûr), l’erreur a été de ne pas m’être entouré. Le succès de PriceMinister est d’abord le succès des associés, et plus largement de toute l’équipe, c’est essentiel.

- Tu es le parrain de l’Incubateur HEC. Qu’est-ce que cet engagement représente pour toi ?

Lorsque j’ai monté ma première société, sur le campus, je n’ai pas eu beaucoup de soutien. J’étais plutôt en sous-marin, de peur que ça se voit trop… La mentalité de l’école a beaucoup changé, et c’est une grande
chance pour les HEC qui souhaitent créer aujourd’hui. L’incubateur est bien sûr un formidable exemple de cette évolution, et je suis ravi de pouvoir apporter un peu d’aide à son développement. C’est une belle initiative,
nécessaire et pleine d’avenir !!

Merci Pierre pour cet interview et ton engagement à nos côtés !

JUIN

15

Rencontre aujourd’hui avec 2 incubés de la promotion de mars 2009 : Alix Poulet et Thomas Lang, qui ont créé e-citizen.com. Ils nous en parlent et nous présentent leur parcours jusqu’ici !

Bonjour Alix et Thomas ! Vous venez de lancer e-citizen.com. Vous nous faites le pitch ?

Vous cherchez un soin cosmétique bio, un économiseur d’eau pour votre douche, un biberon sans bisphénol A pour protéger la santé de votre bébé ?… e-citizen.com est le site où se retrouvent vendeurs pro et acheteurs de produits bio & équitables. L’objectif est de faire de e-Citizen le lieu de référence en matière de consommation responsable.

e-Citizen a déniché les meilleures marques de produits éthiques et souhaite présenter le catalogue le plus large du web dans toutes les catégories de la consommation quotidienne (mode, beauté, maison, alimentaire, loisirs). En plus d’offrir le plus grand choix, e-Citizen vous accorde une remise de 5% sur chaque achat à utiliser sur une prochaine commande ou à reverser à l’association de votre choix.

ecitizen1

Qu’est-ce qui vous a poussé tous les deux à créer votre entreprise dès la fin de vos études ?
(Alix) : je ne me voyais pas forcément travailler dans le conseil, en banque ou dans une grande entreprise. Juste avant la fin de l’école, Thomas m’a approchée avec une idée de création. J’ai saisi l’opportunité, sachant qu’il me serait plus aisé de travailler de longues heures et de ne pas toucher de salaire tant que je n’aurais pas d’enfant… Ce n’est pas tant l’idée de départ (très éloignée du projet actuel) qui m’a séduite mais l’envie partagée avec Thomas de monter une entreprise qui ait du sens. Mon tour du monde à la rencontre d’une centaine d’entrepreneurs sociaux en 2006 (www.jacaranda-es.org) n’est sûrement pas anodin dans ce choix…

(Thomas) L’envie d’être mon propre patron et de me lever tous les matins avec l’impression de faire quelque chose de concret et d’utile. Le besoin de concret vient sûrement d’un de mes stages aux Nations Unies (organisation on ne peut plus bureaucratique) et le besoin d’utilité vient sans aucun doute d’un stage en banque d’affaire…
Aujourd’hui je me réveille et je me couche avec un ordinateur mais c’est un choix, la vie est belle.

Quelles sont les prochaines étapes pour e-citizen.com ?

Le site est en ligne depuis le début du mois de juin après une soirée de lancement très réussie dans la 1ère salle “verte” de Paris (www.e-citizen.com/blog). Notre travail consiste désormais à faire connaitre le site, rassembler une centaine de marques d’ici la fin de l’année et plancher sur une levée de fond que nous aimerions boucler à la rentrée.

Vous êtes entrés il y a quelques mois à l’incubateur… qu’en retirez-vous aujourd’hui ?

Deux choses importantes. D’abord nous bénéficions de la qualité et de l’expérience des entrepreneurs qui encadrent la promotion. C’est une grande chance de pouvoir être challengé par des personnes comme Christophe Cremer (meilleurtaux.com), Serge Roukine (codeur.com) ou encore Michel de Guilhermier (Inspirational Stores) qui a d’ailleurs rejoint notre conseil d’experts.

Ensuite, nous profitons beaucoup des séances de brainstorming avec les autres entrepreneurs. Nous vivons des expériences proches et en mettant en commun nos préoccupations du moment, les solutions et réponses apparaissent souvent bien plus facilement. C’est un environnement extrêmement stimulant !

Merci Alix et Thomas, et à très bientôt !

JUIN

9

Tous les 4 mois, avec les incubés, nous partons en “séminaire / week-end”, dont le doux nom est “Sortir la tête du guidon”. Pourquoi un tel nom ? Tout simplement car les entrepreneurs, dans la phase d’amorçage, passent leur temps à jongler avec les impératifs opérationnels du moment et ont tendance à laisser un peu de côté la vision à plus long terme.

En se mettant au vert (la destination était le jura cette fois-ci), et en se retrouvant uniquement entre jeunes entrepreneurs pour 3 ou 4 jours, la réflexion est beaucoup plus facile. Au menu de ce séminaire donc, du travail mais également un peu de détente et d’activités sportives.

Côté travail, plusieurs ateliers (tous très participatifs) ont eu lieu, alternant ainsi avec les moments de réflexion que chacun a mis à profit pour (re)penser son business. Le travail a essentiellement porté sur la réflexion sur le business-model et sur les différents plans d’actions, avec la technique du goaljumping (un must !). Nous avons également travaillé en mode créatif, avec des brainstorms sur les problématiques du moment : un vrai moment de partage et de bonnes idées… mettez plusieurs entrepreneurs dans une salle avec un paperboard, un problème à résoudre et de la bonne humeur et vous serez surpris du résultat !

Côté détente (car c’est aussi important dans le cycle de création), nous avons été gâtés avec l’accrobranche, le tir à l’arc et la soirée “cuisses de grenouilles” :)

Vous aussi, dans vos projets de création d’entreprise, gardez-vous un peu de temps pour sortir la tête de l’eau et penser à 2 ou 3 ans. Cela donnera beaucoup de sens à vos actions du quotidien et vous aidera à bien établir vos priorités !

JUIN

3

Incubateur HEC.S’il est bien une activité que doit accomplir sans relâche un entrepreneur, c’est bien la vente, qui est souvent le facteur clé de réussite de l’entreprise en cours de création. Les incubés de l’incubateur HEC avaient donc rendez-vous pour une journée entière dédiée à cette discipline…

Au menu, les différents outils de la prospection et de la vente :

  • le fichier prospects / clients, à maintenir à jour et à qualifier du mieux possible, avec la possibilité de le gérer via un CRM
  • l’argumentaire de vente, mettant en avant les différents avantages du produit ou du service, mais aussi les principales objections formulées et la façon d’y répondre
  • le plan commercial, qui décrit les principaux segments visés et le rythme de développement envisagé

Hormis ces outils concrets, la journée a été l’occasion de passer en revue les difficultés rencontrées par les différents chefs d’entreprise dans leur prospection, et notamment :

  • de voir comment passer la barrière du téléphone
  • de comprendre qu’il est impératif de prospecter en continu, et non par à-coup lorsque la situation devient compliquée du côté des chiffres de vente
  • de bien saisir l’importance de la préparation de l’argumentaire et des présentations (notamment en B2B)
  • de définir ce qu’est un “cycle de vie du client” et de rappeler la place de la fidélisation (c’est toujours de la vente) dans les chiffres de CA… et de marge
  • et de mettre le doigt enfin sur le piège de la routine de vente, qui peut rapidement amener à ne plus développer de nouveaux contacts et se reposer sur les contacts existants.

Une journée bien remplie, achevée avec des exercices face à la caméra… difficiles mais très “apprenants” !