SEPT
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[Au moment du lancement de son premier numéro, Bertrand, fondateur de Vétitude, nous fait part de son état d'esprit !]
C’est fait ! Mon premier numéro est chez l’imprimeur ; le numéro sera routé bientôt. Et me voici dans une phase de doute, ou plutôt de crainte : et si je m’étais lamentablement « planté » ? L’attente de la transformation est difficile à vivre au quotidien. Cela me rappelle ces périodes post-bac, où l’on avait terminé toutes nos épreuves et qu’il fallait ensuite attendre huit à dix jours pour savoir si, en fin de compte, on avait réussi le concours d’entrée.
Mais en fin de semaine dernière, j’ai eu la joie de pouvoir monter sur un bateau de course, qui prendra le départ du prochain Vendée Globe, Virbac-Paprec 3. Une vraie machine à gagner. En observant comment un skipper de la trempe de Jean-Pierre Dick gérait non seulement sa carrière de marin, mais également ses affaires (son JP54 primé aux derniers Mercures HEC), je me suis posé une question assez naïve :
entreprendre, est-ce inné ou acquis ? On peut légitimement se poser cette question quand on regarde les lignées d’entrepreneurs qui nous entourent.
Non seulement Jean-Pierre Dick est le fils du fondateur d’un des plus grands laboratoires pharmaceutiques vétérinaires français, mais loin de se satisfaire de courir les mers en tant que skipper chevronné, il s’adonne également à la création d’entreprise.
Il est également amusant de voir son entourage. Vous n’avez plus forcément le même regard, rattrapé par cette fibre entrepreneuriale familiale… Eux non plus d’ailleurs.
Alors, oui, c’est difficile, à quelques jours du jour J, celui de la vérité, le moment où tous les plans établis pendant des semaines, des mois, vont être confrontés à l’épreuve du feu.
Il est drôle de voir comme toutes les certitudes s’envolent, comment toutes les études et prospections perdent de leur valeur pour celui qui attend le verdict…

